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Maïeul Rouquette

Parabole des talents

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vendredi 22 septembre 2006 à 20h46

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Jésus parlait souvent par parabole, c’est à dire sous la forme de récit métaphorique.

Aux disciples qui l’interrogent sur le royaume des cieux, il répond

25 14 « C’est comme un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur remit sa fortune.
15 A l’un il donna cinq talents, deux à un autre, un seul à un troisième, à chacun selon ses capacités, et puis il partit. Aussitôt
16 celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire produire et en gagna cinq autres.
17 De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres.
18 Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla faire un trou en terre et enfouit l’argent de son maître.
19 Après un long temps, le maître de ces serviteurs arrive et il règle ses comptes avec eux.
20 Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança et présenta cinq autres talents : « Seigneur, dit-il, tu m’a remis cinq talents : voici cinq autres talents que j’ai gagnés. » -
21 « C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur ».
22 Vint ensuite celui qui avait reçu deux talents : « Seigneur, dit-il, tu m’as remis deux talents : voici deux autres talents que j’ai gagnés. » -
23 « C’est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai ; entre dans la joie de ton seigneur ».
24 Vint enfin celui qui détenait un seul talent : « Seigneur, dit-il, j’ai appris à te connaître pour un homme âpre au gain : tu moissonnes où tu n’as point semé, et tu ramasses où tu n’as rien répandu.
25 Aussi, pris de peur, je suis allé enfouir ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien. »
26 Mais son maître lui répondit : « Serviteur mauvais et paresseux ! tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je ramasse où je n’ai rien répandu ?
27 Eh bien ! tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon retour j’aurais recouvré mon bien avec un intérêt.
28 Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents.
29 Car à tout homme qui a, l’on donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera ce qu’il a.
30 Et ce propre à rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. »

Mt 25, 14-30 (Bible de Jérusalem (1973))

La première fois, que j’ai entendu ce texte, je devais avoir 10 ans. Je me suis dis « le maître est un vilain ». Maintenant, je me dirais « la maître est un vilain capitaliste productiviste ».

Mais en interprétant, on se rend bien compte qu’il ne s’agit pas de cela.

Le premier indice est le mot même de « talent », qui était certes une monnaie, mais possède aussi le sens que l’on connaît à l’heure actuelle [1].

Ensuite, le maître ne reproche pas au troisième ouvrier de ne pas avoir réussi, mais de ne pas avoir tenté de faire fructifier ses talents, pour lui et pour les autres.

De plus, le maître ne récupère pas les talents pour lui, au contraire, il les donne à ses serviteurs !

Non, le seul passage qui me paraît « dérangeant » est les derniers versets où il dit que « celui qui a point, même ce qu’il a lui sera pris ». N’est ce pas en contradiction avec la béatitude « heureux les pauvres, le royaume de Dieu est à eux ? » . Mais dans notre cas, celui qui a rien est celui qui a refusé de se servir des dons du maître [2].

Bon, dans la pensée de Jésus, le maître est la métaphore de Dieu [3].

Et nous avons donc un Dieu qui est exigeant, mais qui l’est non pas pour lui-même, à son profit, mais pour notre bien. Il nous demande de faire fructifier au maximum nos talents, car sinon, ils ne servent à rien.

A chacun selon ses moyens, Dieu confie un tâche avec les talents associés.

Et là question que l’on peut se demander, c’est comment peut-on réussir cette tâche ?

En effet, dans notre monde actuel, la priorité est donnée au travail, en grande partie du fait du productivisme.

Or si certains arrivent à s’épanouir dans le travail, à faire « fructifier leur talents » dans le travail, cela n’est pas le cas pour tous.

Il est donc nécessaire de sortir de cette logique du travail, de l’emploi, pour rentrer dans un logique de l’activité. Non pas un travail pour tous, mais une activité pour tous, où tous peuvent s’épanouir.

Vers une société de pleine activité ?

Encore faut-il pouvoir vivre. Donc, séparer le revenu du travail - vu qu’une société de pleine activité n’est pas nécéssairement une société de plein travail.

Et c’est là où mon engagement de chrétien rejoint mon engagement de jeune Vert.

Car il s’agit bien là de « l’Utopie Verte », où du moins d’une partie de l’Utopie Verte.

Les Jeunes Verts ont développé cette idée - et d’autres - dans une brochure « L’urgence du Développement Soutenable » et dans un article « Un revenu est un droit ».

Utopie ? Certes, mais Utopie réalisable. Utopie qui n’exclue pas la liberté individuelle, comme le communisme « marxiste-leniniste », qui n’exclut pas ce qui ne suivent pas les plus « faibles » comme le libéralisme.

PS

J’ai depuis écrit une exégèse de cette parabole des talents. Vous pouvez la lire ici

[1pour cette raison, je la préfère à la parabole des mines de Luc 19,11-27, qui bien que ressemblante, n’est pas similaire

[2je compte développer un étude de ce passage précis dans un prochain billet, en comparaison avec un extrait de St-Paul, donc désolé si je ne m’attarde pas là dessus

[3en tout cas, c’est la supposition que je fait et que j’admets pour l’interprétation de ce texte


Commentaires

1 Le samedi 8 mars 2008 à 16h27

bonjour,

je suis très triste tu n’as rien compris.

relit ce passage et prie de Saint-Esprit de t’éclairer.

que le Seigneur te bénisse

2 Le mercredi 26 mars 2008 à 12h37 par Adam Chaabane

je voudrais faire une comparaison avec l’islam, si tu permets (j’espère que le dialogue inter-religieux ne t’effraie pas) ; un hadith faire dire à Dieu ceci : « si mon serviteur fait un pas vers moi, je fais dix pas vers lui, s’il vient à moi en marchant, je viens à lui en courant »

ce que je pourrais retraduire en termes chrétiens : « aide-toi et le ciel t’aidera »

3 Le mercredi 26 mars 2008 à 13h54 par Maïeul

le dialogue interreligieux ne me dérange pas, au contraire.

cependant, j’avoue ne pas voir le rapport entre cet hadith et cette parabole(personnellement, je la rapprocherai plutôt du fils prodigue)

j’ai fait une autre exégèse de la parabole des talents que tu peux trouver quelque part dans le site

4 Le mercredi 26 mars 2008 à 13h57

le dialogue inter-religieux ne me dérange pas... au contraire

mais j’avoue ne pas voir trop le rapport avec cette parabole, qui est plutôt « dur » ... par contre je la rapprocherai de celle du fils prodigue (Luc 17 si je me souviens bien)

par ailleur, si cela t’intéresse, j’ai fait une exegese plus appronfondis de ce texte, que tu peut trouver quelquepart sur ce site

5 Le samedi 31 mai 2008 à 3h40 par P. E

Chacun doit rendre bien plus qu’il n’a reçu. Il dot donner le meilleur de lui-même, ou plus précisément rendre en bonté,en beauté et en intelligence au de là de ce que ces gènes et la vie lui ont donné. Faire de sa vie un oeuvre, une oeuvre d’art en quelque sorte est pour moi le sens de la parabole de Matthieu. Elle n’a pas grand chose à faire avec l’économie, mais bien davantage avec l’éthique et l’esthétique...

6 Le samedi 31 mai 2008 à 10h21 par Maïeul (Site)

sur ce point là, je suis d’accord P.E,

mais ce que je voulais souligner, c’est que le système économique actuelle, où le grand mot est « travailler plus pour gagner plus » & « mettre en concurrence les gens » est difficilement compatible avec la possibilité de mettre en pratique ces préceptes ... en ce sens, cela a à voir avec l’économie :-)

7 Le jeudi 30 juillet 2009 à 16h38 par Caméra georges

Bien difficile d’y voir clair dans cette parabole. Jésus s’adressait à des gens simples qui avaient besoin d’un discours pratique, percutant, comme l’est le Sermon sur la montagne. Comment ces gens pouvaient-ils comprendre ce genre de parabole où nos brillants exégètes semblent en difficultés ?
Nous devons cultiver nos talents, d’accord, mais pas au détriment de ceux qui n’ont hérité de rien. Les grands chanceux de notre monde moderne, font payer très chers leur savoir, leur art, leur don naturel, alors ?
La conclusion par contre reste d’une brulante actualité.
Aux grands de ce monde, aux possédants, on donnera toujours plus ; quand aux autres le peu qu’ils auront sera taxé, ils perdront leur emploi, leur maison, leur sécurité.
Jésus ici fait acte de visionnaire,il constate ce qui arrivera, mais ne donne pas de solution.

8 Le dimanche 18 octobre 2009 à 12h34 par Page Julia

Tout à fait d’accord avec cette interprétation de caméra Georges. En quoi la relation de cette parabole autorise un commentateur à faire un parallèle entre Dieu et le maître des trois serviteurs ? Ensuite, plus important , le talent à l’époque de Jésus, n’avait pas du tout le même sens qu’on lui a attribué par la suite. Luc parle de mine. il s’agit donc bien là de monnaie, d’argent. donc toute l’explication est faussé.
Alors ? Alors le texte est clair, le maître est un banquier capitaliste qui prête pour récolter des dividendes et il veut qu’un max de gens rentre dans ses calculs pour les exploiter.La conclusion reflète bien la réalité de notre monde actuel.
Messieurs les exégètes revoyez entièrement votre copie.
julia Page

9 Le dimanche 18 octobre 2009 à 14h35 par Maïeul

Il me semble que l’interprétation traditionnelle voyant dans le maître une figure de Dieu peut toutefois ce justifier, voir mon exegese des textes de Luc et de Matthieu http://maieul.ouvaton.org/Parabole-des-talents-bis.

De toute façon, un texte n’a pas « un » sens unique, mais peut-être lu dans une pluralité d’interprétation.

10 Le mardi 20 octobre 2009 à 20h52 par Pierre-Alain Glardon

Bonjour,

puis-je me permettre de vous proposer une « mine d’or » sur ce sujet, et sur quantité d’autres ? C’est sur le site : http://www.bibliquest.org/

Pour les paraboles, aller à gauche en bas, sur :
Index par... => Auteur + Ouvrages => Sujets => P => Paraboles

Le livre de Chr. Briem est très complet sur toutes les paraboles ; voici le lien direct concernant celle des Talents :
http://www.bibliquest.org/BriemC/BriemC-nt01-Ch24et25_Trois_paraboles.htm#TM4

Ceci dit, cette parabole traite bien du sujet important du service que le Maître (c’est à dire Jésus) nous a confié en même temps que les ressources pour l’accomplir. La parabole qui précède, et qui lui est liée est celle des 10 vierges, qui nous parle de l’attente du retour de Jésus-Christ. Ces 2 choses très importantes, le service et l’attente, ne sont donc pas incompatibles et se retrouvent dans ces versets de 1 Thess. 1, 9,10 : « ...vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. »

Que le Seigneur vous bénisse

11 Le mercredi 28 octobre 2009 à 14h40 par Etienne

Une amie m’a dit récemment que ce qui la choquait un peu dans cette parabole (celle de Matthieu), c’est que c’est celui qui a reçu le moins au départ qui ne réussit pas, qui se trouve être le "mauvais" à la fin", qui sera de plus sévèrement puni.
Alors, y a-t-il une autre signification que celles des proverbes populaires "on ne prête qu’aux riches" ou "rien ne réussit mieux que le succès" ou "le succès appelle le succès" ?

Tout d’abord, pour reprendre l’ interprétation "capitaliste", si l’on accepte de bien faire attention aux mots employés par Matthieu pour rapporter cette parabole, il est dit que le maître donne ; mais il n’est pas dit qu’il reprend. Quand aux deux premiers serviteurs, ils ne rendent ni les talents qu’ils ont reçus, ni les autres talents qu’ils ont produits. Il semblerait plus juste d’écrire qu’ils s’expliquent sur la gestion plutôt que de rendre des comptes... Et c’est plus qu’une nuance. Ils ne rendent ni leurs comptes, ni leur tablier... comme les partenaires gestionnaires d’une affaire, ils font un tour d’horizon sur la situation.. voilà ce que çà a produit !
Au contraire, le troisième n’a pas reçu sa part comme un don, mais comme un objet dont il a la garde.
Il s’est considéré comme serviteur, chargé de "veiller sur lui", rien de plus, et de le restituer tel quel, en serviteur honnête.
Mais ce faisant, il n’est pas devenu comme le maître, créateur à son image et ressemblance.
Il ne peut donc partager la joie de son maître, lui qui l’avait invité à quitte son habit de serviteur pour prendre celui de fils.

Mais, pourquoi est-ce celui qui a le moins reçu au départ qui agit comme cela ? Finalement, pourquoi n’avoir pas choisi, par exemple, celui qui avait reçu 5 talents pour illustrer le manque d’ouverture ? Le message est-il de cet ordre : plus on connaît, plus on sait qu’on sait peu ; plus on fait, plus on trouve des moyens d’en faire d’avantage ?

J’ai peut-être trouvé l’explication dans ce texte plus bas (http://www.dominicains.be/praedicatio/article_praedicatio.php3?id_article=1062), dans la phrase que j’ai isolée.

"... Le Seigneur confie à chacun d’entre-nous une certaine somme, une richesse de dons innés. Quelle soit égale ou différente, somptueuse ou peu considérable, elle est pour chacun suffisante à sa sainteté et pour exercer son témoignage de chrétien. Certains serviteurs de Dieu négocient plus ou moins bien et avec un bonheur inégal l’exploitation de leurs moyens,

mais certains qui se sont cru défavorisés, se laissent dépiter, se découragent, se comparent peut-être avec d’autres pour finalement s’enfermer en eux-mêmes.

Celui-là reste inactif ! Il n’a pas vu que son maître, parti au loin, restait présent par et dans son don. Il a eu peur de son don, il n’a pas cru à sa richesse intérieure (« Le royaume de Dieu est au-dedans de nous »), il n’a pas nourri son espérance. Enfermé en lui-même, il compare, il refuse la puissance du dynamisme de sa foi, il en oublie de partager. Pourtant, nous ne nous enrichissons que dans le dialogue et le partage. Nous ne grandissons que de la force de l’espérance. Bouclé sur lui-même, il a ce qu’il désire : ne prendre aucun risque. Figé, sa mort sera son dernier mot (n’est-il pas dépouillé de tout !). Qu’il ne s’étonne pas, dès lors, de plonger dans la bouderie éternelle de sa damnation. Dépossédé, il est expulsé dans la nuit. Vide et nu, il va vers le néant. Il va vers la solitude, au plus épais des ténèbres. C’est la néantisation de l’être, l’enfer."

Donc, en fait, celui qui n’a reçu qu’un talent symbolise peut-être en fait celui qui CONSIDERE qu’il a reçu peu, qu’il n’a pas reçu assez.
Que si il était né dans une autre famille, dans une autre époque, avec ou sans une soeur ou un frère, avec tel physique,...s’il avait rencontré telle personne, si on lui avait donné sa chance...
Et qui considère que, avec ce qu’il a reçu, on ne peut rien faire, et que ça ne vaut pas le peine d’essayer.
Et ça "collerait" avec son amertume :
’approchant aussi, celui ayant reçu un unique talent dit :
"Maître, je te connais, toi, que tu es un homme dur :
moissonnant où tu n’as pas semé, rassemblant où tu n’as pas dispersé.
J’ai craint : je suis allé cacher ton talent dans la terre.
Vois : tu as ce qui es tien".

12 Le lundi 14 décembre 2009 à 16h57 par Fan des Talents

Le problème, c’est qu’on a tendance à ne retenir de la Bible, et surtout du Nouveau Testament, que les messages cucul la praline du genre « aimez-vous les uns les autres ». Et on a tendance à évacuer les meilleurs passages comme cette parabole des talents dont le message est très clair : il faut prendre au pauvre pour donner au riche, ce qui est le fondement de toute civilisation.

Dans le film de Bunuel « La Voie Lactée », on voit au début deux pélerins qui font la manche. Un passant demande au 1e pélerin s’il a de l’argent, ce dernier répond que non, le passant ne donne rien. Le 2e pélerin sort quelques pièces de monnaie, du coup le passant lui donne un billet. Superbe illustration de la parabole des talents ! Au passage, ce film contient aussi un passage sur la parabole de l’économe infidèle, une des plus intéressantes avec celle des talents et dont la moralité, « faites-vous des amis avec les richesses injustes », a inspiré tous les mafieux du monde.

Une autre illustration magnifique de la parabole des talents est le film « Mystic River » de Clint Eastwood. Le personnage qui s’est fait violer dans sa jeunesse se fait assassiner à la fin ; il correspond à l’esclave qui n’a reçu qu’un talent. Les deux autres personnages qui ont échappé au viol s’en tirent mieux. Celui qui est flic correspond à celui qui a les dix talents : c’est lui qui a la meilleure situation et il termine bénéficiaire de l’affaire car à la fin il se réconcilie avec sa femme (ce qui correspond à récupérer le talent de celui qui est jeté dans la ténèbre extérieure).

13 Le mercredi 20 octobre 2010 à 12h12 par troj

« heureux les pauvres .. » -> Ascétisme

14 Le vendredi 24 février 2012 à 11h11

cette parabole veut tout simplement dire que Dieu nous a donné a chacun des talents (service auprès des uns , rendre service a ses proches, donner de son temps, pas penser qu’a soi,) d’autre ont des dons dans la maçonnerie, dans la mécanique, etc... et tout cela est grace à Dieu donc pourquoi garder cela pour nous si nous avons la possibilité dans faire partager ce qui ne connaissent pas. Nous avons aussi eu le privilège de connaitre Dieu au travers de JC alors pourquoi ne pas en faire profiter ce qui ne connaisse pas Dieu ou plutot qui ne l’ont pas acceptés comme leur sauveur et Seigneur.Dieu ne reprend pas ce qu’il a donné(les talents) mais il demande tout simplement a ses serviteurs comment ils ont gérés leurs talents( lisez bien Matthieu 25:14 à30 et vous verrez que les serviteurs leur montrent les talents qu’ils ont gagnés en plus et Dieu les félicite mais ne les leur reprend pas sauf pour celui qui n’a rien fait (il subit les consequence de sa paresse).Normal comme un père avec son enfant ; Devant le tribunal de Dieu nous ne pourrons rien dir notre bouche sera fermée. A nous de savoir gérer au mieux ce que Dieu nous a donné.Chacun sera responsable de ses actes, ne rejetons pas sur les autres mais sachons assumer

15 Le lundi 17 février 2014 à 21h06 par HerbeDeProvence

Votre première interprétation, celle d’un maitre affreusement capitaliste est la bonne, car elle est spontanée et vient du cœur. Pour trouver une interprétation « positive » à cette horrible parabole il faut se pervertir et couper les cheveux en quatre.

16 Le lundi 29 septembre 2014 à 23h17

Il s’agit de CONFIANCE .Plus on fait confiance à quelqu’un ,plus il se sent digne de confiance et plus il a confiance en lui- même et en les autres ...alors il fait tout pour la mériter et donne le meilleur de lui même .Celui à qui on ne fait pas confiance n’a confiance ni en lui- même ni en les autres ,il a peur et se replie sur lui- même.
DONC, faites vous confiance , n’ayez pas peur et tout ira bien pour vous car vous serez alors en mesure de donner le meilleur de vous même et tout le monde vous respectera...

17 Le mercredi 17 février 2016 à 15h45 par boubou

j’ avoue être troublé, le maitre qui ramasse ou il ne travaille pas, et qui conseille de pratiquer l’usure...
la phrase« a celui qui a peu, lui sera tout pris »...
le messie n’aurait-il pas pu prendre un autre exemple compréhensible pour le peuple ?
un talent d’or est bien une monnaie, interpréter cela avec la définition actuelle du talent ne va pas dans le sens des paraboles simples qui peuvent être comprise pare le peuple.
serait-ce une parabole pour décrire l’injustice de ce monde ?
il me semble que le contexte ne permet pas de le penser...
si je n’arrive pas a comprendre le pourquoi du comment, je penserai que cette parabole n’est pas de jésus. quel désarroi !

18 Le dimanche 26 juin 2016 à 19h34 par ninae

C’est une parabole, à partir de là, comment pouvez-vous prendre cela au premier degrés ? Il ne s’agit pas d’argent. C’est une image. La parabole du serviteur inique qui ne remet pas à son prochain ses dettes, il est question d’ argent mais cela représente les péchés, les offenses qu’on ne pardonne pas.

Ici l’ argent représente la Parole du Royaume, l’ as-tu répandue ? Ou as-tu considéré à tort que Dieu est un Dieu mauvais qui fait peur ? Si tu penses que Dieu est mauvais, tu ne répandras pas la Bonne Nouvelle avec les talents (moyens) que Dieu t’a donnés car tu penseras qu’Il n’est pas digne. Dieu lui reproche d’avoir privé des gens du salut, du Royaume à cause de Sa PARESSE et le fait qu’il avait une pensée erronée de qui est Son Maitre. Et justement ! Si tu pensais (savais) que Ton Maitre est dur, tu aurais dû t’activer, non ? En plus de ta fausse perception de Dieu, de ta paresse tu as n’as pas eu la crainte de Dieu. Combien d’entre nous savent-ils que Dieu est bon, amour mais aussi justice ? Certains n’ont que la perception d’un Dieu méchant et pourtant ils ne,le craignent quand même pas. D’ autres ont la perception d’un Dieu juste et bon mais qu’il faut aussi craindre, ils produisent alors du fruit. Ils ont confiance en leur Maitre. Non cela n’a rien à voir avec l’argent, vous faites fausse route car vous n’avez pas reçu le Saint Esprit, repentez-vous et recevez-Le. Il n’a pas été donné aux impies de comprendre (ils regardent mais ne voient pas, ils entendent mais ne comprennent pas).
Si tu as reçu du Royaume, peu ou beaucoup, fructifie cette semence, cette Parole, ce Royaume, répands les dons célestes ! Tu es une,lumière pour briller et non pour être caché-e sous un boisseau. Si tu sais que seul Jésus sauve, dis-le autour de toi, ne garde pas cette grâce qui t’a été faite pour toi seul-e, privant d’autres âmes de venir au salut ! Certains sont enseignants, prédicateurs, ils ont reçu beaucoup et répandent la Bonne Nouvelle autour d’eux mais le mortel du commun a reçu peu, l’ essentiel à vrai dire, et ne témoigne pas à son voisin, à sa famille, à ses collègues...il est paresseux et n’a su développer aucune relation intime avec Dieu, ces mauvais serviteurs sont plus nombreux que ceux qui vouent leur vie pour l’évangile ! Non tu n’as peut-être pas reçu la capacité d’être enseignant, berger, prédicateur, évangéliste ou encore missionnaire, mais tu as reçu suffisamment pour aussi répandre Jésus autour de toi.

Ne soyons pas paresseux, et changeons notre perception de Dieu. Changeons cette image de Dieu qui n’a pas besoin de nous pour répandre Son Royaume, qu’Il est un Dieu dur, cela démontre que nous n’avons jamais utilisé la grâce offerte pour découvrir que Dieu est bon. Le texte n’a jamais dit que la pensée du serviteur mauvais sur Dieu est juste !!! Le maitre ne fait que répéter l’ équation de ce serviteur. Il n’est pas dit qu’il l’ approuve mais le fait qu’il pensait que Dieu était injuste et dur, il aurait dû agir en conséquence mais son « jemenfoutisme » est tel qu’Il ne l’a même pas craint. Dieu est bon, toute la parole nous le démontre mais Il est aussi Saint et Justice, donc à craindre !

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