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Maïeul Rouquette

Nucléaire … danger permanent

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samedi 12 mars 2011 à 16h10

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Certain trouveront « indécent » qu’on exploite la catastrophe qui a eu lieu au Japon pour parler de la politique énergétique française.

Mais l’indécence est de continuer à défendre mordicus que « chez nous les centrales sont sûres » : non, les centrales nucléaires françaises ne sont pas sûres. Aucune centrales nucléaires n’est sûres. Un incident de petite importance (panne d’un générateur de secours par exemple) peu entraîner un nouveau Tchernobyl.

EDF l’a reconnu elle même : l’EPR ne résisterai pas à la chute d’un avion.

Document confidentiel défense
L’EPR ne résisterait pas à la chute d’un avion

Rien que pour le le moins de février, 34 anomalies de sécurité ont été détectées sur le centrales nucléaires françaises. Et c’est anomalies ne sont pas des moindres : il ne s’agit pas moins d’anomalies touchant les systèmes de refroidssement pour éviter la fusion des cœurs des centrales.

L’effet de serre aidant, les centrales nucléaires seront de plus en plus vulnérables. En 2003, lors de la canicules, ont a craint de ne plus pouvoir les refroidirs par manquent d’eau. L’effet de serre attaque le nucléaire, le nucléaire n’attaque pas l’effet de serre.

En France le lobby nucléaire est tout puissant et bloque tout alternative au nucléaire et donc à l’effet de serre : chaque euros investi dans le nucléaire est autant d’euros en moins dans les économies d’énergie et les energies renouvelables.

Hors à investissement égal [1], les économies d’énergies et les énergies renouvelables produisent plus d’emplois et d’énergies, comme le prouvent les scénarios Negawatt et « un courant alternatif pour le grand Ouest ».

Il est urgent de sortir de cette énergie cher, polluante, dangereuse, peu créatrice d’emploi.

[1N’oublions pas qu’aujourd’hui le coût de démantèlement des centrales nucléaires n’est pas indiqués dans le coût de construction.


Commentaires

1 Le vendredi 13 mai 2011 à 23h03 par pharisien libéré

Sans vous offenser, je me souviens qu’on disait déjà ça dans les années 1970 dans le bouquin « industrie nuclaire= danger » écrit par la CFDT d’EDF. Nos gouvernants n’ont pas cru les « Amis de la terre » (à l’époque, les verts n’existaient pas encore). . Pourtant, Tchernobyl, Fukujima, tout arrive comme l’avaient dit les prophètes de la CFDT.
Il serait donc temps que nos schadoks cessent de pomper en faisant Ga-Bu-Zo-Meu.

2 Le vendredi 13 mai 2011 à 23h12 par Maïeul

en quoi est offensant ? vous êtes en accord avec moi :)

3 Le lundi 16 mai 2011 à 11h37 par pharisien libéré

Ce qui pourrait être offensant.....

Je suis stupéfait que tant de gens découvrent à l’occasion de Fukujima ce qu’ils ont vu puis oublié à l’occasion de Tchernobyl ; à l’époque, on pensait que ce type d’accident était propre au soviétisme alors qu’il est propre à l’industrie nucléaire.

On peut s’attendre à ce que les mêmes oublient ce que que Fukujima leur remis en mémoire et nous affirment que l’acident est propre au tsunami alors qu’il est propre à l’industrie nucléaire.

En Ukraine, un grand territoire est devenu impropre à l’agriculture et à l’habitation des hommes pour au moins 1 milliers d’années. AU Japon, un grand territoire dans un petit pays (je parle de taille géographique) est devenu impropre à l’agriculture et à l’habitation des hommes sans parler des conséquences pour les côtes japonaises du pacifique

Or, les ingénieurs d’EDF, au moins ceux qui étaient syndiqués à la CFDT, il ya 40 ans, au temps où l’on construisait les centrales, parlaient de ce type de dégradation de l’environnement ; les voix officielles d’EDF disaient qu’ils n’étaient pas crédibles pare qu’ils ne pouvaient mesurer, chiffrer les dégradations prévisibles.

Maintenant, les dégradations dues au nucléaire sont chiffrables et mesurables dans la durée. Il y a toujours des imbéciles chez Areva qui expliquent qu’on n’a pas les conditions sismiques, qu’on a peur et que c’est du fantasme, que « la science va trouver des solutions pour les déchets » ... progrès qu’on n’a pas vu germer en 40 ans.

L’autre argument des imébciles de chez Areva consiste à dire qu’aucune energie alternative ne peut suppléer à l’arrêt du nucléaire.
Le fait est que les parcs d’éoliennes consomment de l’énergie et perdent en ligne une partie de celle qu’ils produisent. Mais le projet éolien des babacools de ma jeunesse était communautaire ou individuel, à savoir plus robuste, sans bruit et sans perte. C’est l’industrialisation de l’éolien qui le rend moins productif.

Il faut surtout remarquer que le lobby nucléaire a empêché les industries d’energie alternatives de se développer. On a vu des centrales solaires qui en servent à rien, des parcs d’éoliens.

Mais l’oléomobile a été interdit par la loi alors qu’avec un diesel ordinaire tout juste mieux réglé, il règle la question du pétrole dans les transports terrestres sans obérer des surfaces agricoles. Il joue coup double parce qu’il recycle l’huile de friture qui a donc déjà joué son rôle alimentaire.

On ne parle pas de centrales communales de méthanisation dans les banlieues ni les campagnes françaises alors que les pays scandinaves et l’Allemagne connaît ça depuis 30 ans. On continue d’avoir des décharges et des incinérateurs polluants.

Il ya 40 ans, quand j’étais aux Amis de la Terre, on trouvait des plans de méthanisateur individuel dans les revues « alternatives » des baba cools. Tout le monde se moquait de leur chêvres et de leur libertinage. Personne en lisait leurs revues sur les techniques bio qui furent toutes des echecs commerciaux.

On peut donc arrêter le nucléaire. On peut mettre sur pied des « industries de proximité » d’energie alternative comem le rammassage et recyclage des huiles alimentaires pour en faire du carburant. Il suffirait que le politique libère l’innovation au lieu de protéger des marchés à rétro-comissions.

4 Le samedi 21 mai 2011 à 10h41 par Maïeul

a oui, bien sûr c’est choquant, mais cela ne m’offense pas à titre personnel. Parceque depuis l’âge où je peux me faire une idée sur le sujet (16 ans) je suis antinucléaire convaincu.

5 Le lundi 30 mai 2011 à 0h07 par stef

Salut,

J’ai travaillé quelques temps dans l’électrotechnique haute tension, et j’ai été de nombreuses fois sollicité pour aller bosser dans le Nucléaire. Jamais de la vie je n’y aurais mis les pieds. Ces postes là personne n’en voulait. Ces postes étaient proposés par les agences interim ou l’ANPE de l’époque. Aujourd’hui la plupart de la maintenance en ces lieux sont sous-traitées au mieux disant. Celui qui proposera le prix le plus bas, aura aussi le personnel le moins cher, le moins formé. Quand vous êtes compétant, qualifié, donc avec un peu de jugeote, vous ne travaillez pas en ces lieux. Vous ne cherchez pas à prendre une « dose ». Tous ceux qui y sont allé et que je connaissais se sont sauvé en courant après une brève formation. Le seul à y être resté était le plus crédule. Le couillons était content d’avoir un CDI. Il lui ont donné presque tout de suite. C’est triste.

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