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Maïeul Rouquette

Lefebvre plutôt que les fidèles des paroisses ?

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lundi 15 septembre 2008 à 10h50

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« nul n’est de trop dans l’Eglise. Chacun sans exception doit pouvoir s’y sentir chez lui, et jamais rejeté »

de qui est ce propose ? De notre chère Pape Benoît XVI ...

J’admet à la rigeur qu’on réintègre dans l’Eglise les schismatiques Lefevbriste, à condition bien sûr qu’ils reconnaissent que le Concile Vatican II fait aussi partir de la tradition de l’Eglise (qui est la "foi vivante des morts" par opposition au traditionalisme, qui est la "foi morte des vivantes")...

mais si « nul n’est de trop dans l’Eglise. Chacun sans exception doit pouvoir s’y sentir chez lui, et jamais rejeté » pourquoi faire une exception pour les couples divorcés-emariés, en les privant de la communion - qui fait l’Eglise ?

Alors que bien souvent ces couples apportent une aide non négligeable à la Paroisse...


Commentaires

1 Le lundi 15 septembre 2008 à 11h56 par Jean-Luc (Site)

Je suis tout à fait du même avis !

2 Le mardi 23 septembre 2008 à 22h16 par Jacques

Le mariage est un sacrement qui confère aux époux la responsabilité de manifester l’amour du Christ pour son Eglise.

Le divorce suivi du remariage est une rupture objective de cette manifestation.

Le signe de cette rupture, c’est de ne pouvoir ni communier au Corps du Christ, ni se confesser (car l’absolution nécessite la décision de changer de vie).

Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont séparés de l’amour de Dieu.
Et la communion est aussi non sacramentelle (le Notre Père, le geste de Paix...).

Donc, la question est plus : combien de mariage sont valides de nos jours. Combien de mariés à l’Eglise ont conscience de la charge qu’ils acceptent de porter, de manifester ?

Et si tu veux approfondir le sujet : Cana Samarie.

3 Le mardi 23 septembre 2008 à 23h40 par Maïeul

hum,
le mariage est d’abord le fruit d’un échec. Hors, qui est ton pour juger de l’échec d’un autre en refusant la participation à la vie sacramental ? Surtout quand soit même n’avons jamais porté de tel responsabilité (je parle du mariage) ? Le Christ n’a-t-il pas demandé à ceux qui accusé la femme adultère de porter la première Pierre, personne n’a osé.

Et est-ce manifester l’amour du christ que de rester unis alors que tout nous sépare. Le Christ n’est il pas justement celui qui nous invIte à la responsabilité ? Or qu’est ce le plus irresponsable : faire comme si tout aller bien dans le couple, ou bien constater que plus rien ne va ?

Quand à ta parler de communion sans vie sacramentelle, c’est un peu fort ... dans une religion où l’on a tant mis l’accent sur les sacrements comme signe efficace de la grâce du Christ ... (grâce qui nécéssite cependant une réponse de l’homme, raison pour laquelle un sacrement comme le mariage peut conduire à un échec).

J’ai regardé votre lien, il s’agit d’une formation. Or personnellement, je ne suis pas concerné, n’étant ni marié, ni divorcé, ni en voie de l’être.

Par ailleur, à vous croire, il semblerait que beaucoup de couple n’aurait pas conscience de la charge, et donc qu’il vaudrait meixu pour eux ne pas se marier. Que leur préconisait vous alors ?

Par ailleur, à moins que vous ne soyiez Jacques Pyrat, je vous prierez de ne pas me tutoyer (cela fait un peu condenscendant). Dans le cas contraire, peut tu écrire ton nom en entier ?

4 Le mercredi 24 septembre 2008 à 9h39 par la mère

Ce qui me choque dans le commentaire de Jacques c’est qu’il semble partir du principe que le divorce est l’exact pendant du mariage : On s’aime on se marie, on se hait on se démarie.

Or, parfois, le divorce n’est la volonté que d’un seul. Celui qui est « divorcé » n’aurait plus jamais le droit à l’amour ou du moins à le manifester puisque sinon, il devra le payer par l’exclusion de l’Eglise (catholique)

C’est toujours la même histoire « cachez-nous ce sein, ces curés pédophiles, ces curés ayant trouvé l’âme sœur qui les accompagne dans l’Amour de Dieu… »

C’est volontairement que je rappelle que l’Eglise se voile la face dans les affaires de pédophilie, comme lorsqu’elle prétend que les divorcés remariés doivent être exclus de la communion : c’est nié la réalité de la Vie sur terre. Or Dieu s’est fait Homme pour justement vivre la vie des hommes. Il l’a connue.

Il a été insupportable comme enfant, il aurait mérité une bonne fessée pour être parti sans prévenir ses parents. Il aurait été poursuivi comme casseur après sa colère sur le parvis du temple. Il est mort dans des tortures incroyables, doutant même de la réalité de son « être ».

Parce qu’il est homme, profondément et totalement Homme, il a été ce que certains célibataires frustrés de l’Eglise catholique ne savent être : Miséricordieux. Il sait que sa Parole est la source de toute Vie d’Amour, il sait que son corps ou le symbole de son corps est nécessaire pour faire « souvenir ».

Et l’Eglise ose exclure les prétendus pécheurs de cette source éternelle d’Amour qui coule comme de l’eau fraîche une fois par semaine, alors que la vie est si difficile…

La mère qui est furieuse contre l’orthographe de son fils qui encore une fois empêche de comprendre ce qu’il écrit… Au fait, les parents de Maïeul ne sont pas divorcés, ils vivent ensemble depuis 32 ans et se sont mariés à l’Eglise de Cure sur Cure (Yonne) par l’Abbé LACROIX (cela ne s’invente pas !) depuis 26 ans ;

5 Le mercredi 24 septembre 2008 à 10h22 par Nicolas Baguelin (Site)

Miséricorde pour l’orthographe de Maïeul ! Miséricorde aussi pour les divorcés remariés ! ;-)

Ce qui gêne l’Eglise, c’est la "permanence" de cet état "remarié" qui est perçu comme un état de péché par rapport au sacrement du premier mariage. Du fait qu’il y a un choix permanent d’offenser la fidélité du premier mariage, cela enlève tout doute sur la conscience de péché que peut avoir le divorcé qui s’approcherait de la communion. Voilà à mon avis la véritable "logique" qui conduit à interdire la communion aux divorcés remariés. Dans l’idéal, ils devraient vivre comme frère et soeur ou bien se confesser d’avoir fait l’amour avant d’aller communier... tout en promettant de ne plus recommencer... à construire leur couple ?

En fait, l’Eglise tombe le panneau d’une approche trop juridique. Le droit canon avant tout. C’est pourtant la réalité de l’union de l’homme et de la femme qui est sacrement, pas la goutte d’eau bénite qui vient de l’Eglise lors de la célébration dudit sacrement.

Pour se sortir du problème, il faut revenir à l’idée phare du christianisme qui est la conscience. S’approcher de la communion doit se faire en conscience et non par rapport à un droit canonique. Il faut revenir aussi à une anthropologie du sacrement et être plus souples sur les aspects liturgiques et juridiques.

En effet, l’entourloupette qu’a trouvé l’Eglise pour s’en sortir s’appelle : la déclaration de nullité. "En fait, le mariage n’est pas annulé, nous déclarons que vous n’avez jamais été marié"... tout cela n’a donc jamais existé. De qui se moque-t-on ? La réalité c’est que quand il y a divorce et remariage, les remariés ne sont certes plus témoins de la fidélité du Christ pour son Eglise, mais qui pourrait leur refuser la communion au Pain Vivant descendu du Ciel ? Car ce pain est, si je comprends bien l’Evangile de Jean, ni plus ni moins que la Vie Eternelle : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. »

Au nom de quoi l’Eglise peut-elle empêcher tout homme d’avoir la vie éternelle ?

6 Le lundi 29 septembre 2008 à 16h06 par RealET

Jacques, c’était bien RealET

7 Le mercredi 4 mars 2009 à 11h13

Ce forum est étrange : on mélange des réalités différentes à tort et à travers (excommunication et non admission à la communion sacramentelle, qui n’ont rien à voir !), on parle même d’exclusion de l’Eglise et de la vie éternelle... J’invite les personnes qui s’intéressent à ces questions douloureuses et difficiles de :
1- dépassionné le débat
2- et de bien se renseigner sur les termes pour savoir de quoi on parle, sans mélanger les différentes notions !

8 Le mercredi 4 mars 2009 à 11h34 par Maïeul

que l’on soit clair ... je connais la différence entre l’excommunication et la non admission à la communion sacramentelle.

Il n’empêche que dans la mesure où les sacrements, en premier lieu la communion eucharistique, est un signe de l’Eglise, les personnes qui sont refusées à ce sacrement se sentent exclues de l’Eglise, même si elles ne sont pas formellement excommuniées.

on parle même d’exclusion de l’Eglise et de la vie éternelle...

A titre personnel, je ne crois pas au précepte « hors de l’Eglise point de salut ». Donc pour moi ce n’est pas la la question. Le problème est que l’Eglise est d’abord communauté. L’exclusion de la participation à la communion sacramentelle, qui est signe de l’Eglise, pose d’abord le sentiment de l’exclusion de la communauté.

De plus, pourquoi tant d’indulgence envers ceux qui rejettent Vatican II (qui même s’ils n’ont pas été réintégrés dans l’Eglise Catholique Romaine, on eu une belle victoire avec la levée des excommunications) et pas envers les divorcés remariés ?

9 Le dimanche 8 mars 2009 à 10h24 par jean claude

Pour moi -remarié depuis 3 ans- vivant donc en état d’adultère , je dénie a qui compte - de me refuser dans l’église catholique de vivre - douloureusement, certes- la fidélité a mon baptème dans la prière et le service de mes frères- Dieu a d’autres moyens de nourrir les baptisés que l’eucharistie. Car le point essentiel est -qu’en est il de ma relation a Jésus christ ressucité- raz le bol des gueguerres avec l’institution-
Oui je suis en paix avec -le sacrement de l’eucharistie- aidé en cela par plusieurs formations avec Cana samarie. Par contre il est important pour moi de garder des liens avec l’institution et la paroisse...sans bien sur scandaliser les paroissiens si parfaits qui communient sans état d’ame. Notre indignité d’homme et pécheur devrait nous tenir éloigné du sacrement mais l’amour du chrit a tendu la main a la pécheresse...l’Eglise n’en est pas encore la . Alors de grace militons pour faire que sur terre le royaume d’amour du dieu trinité arrive même si l’institution donne peu de signes d’ouverture....Pensons au message de St Paul sur les membres d’un seul corps- Peut être sommes nous des membres soufrants , blessés, déchirés..mais pourquoi vouloir nous exclure du corps de ’Eglise- Nous y avons notre place dans la santification de cette eglise. A suivre ...avec d’autres....

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