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Maïeul Rouquette

Vous avez dit otage ?

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lundi 24 novembre 2008 à 21h44

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La grand rengaine de la droite contre le droit de grève est bien connu : « les grévistes (surtout les profs, ces privilégiés fainéants) prennent en otage les usagers (surtout ces pauvre gamin qui ne peuvent plus être gardés ».

exemple : une réaction sur le site de Libération

C’est gentil pour les parents deux semaines de grève de l’EN ! Les obliger à prendre 2 semaines de vacances pour garder leurs mômes même si ça ne les arrange pas ! Les profs s’en foutent, ils ont quand même leurs vacances EUX en plus ! Quelle honte ces prises d’otages ! Il faudrait que les parents s’organisent pour faire l’enseignement de leurs enfants en dehors du circuit de l’EN.

Il y a marre, marre de ce discours.

Prise d’otage ? N’est pas insultant vis-à-vis des vraies personnes en otages ?

Mais ne peut-on pas inverser la situation ? Quand une entreprise menace de licencier ses employés s’ils ne remettent pas en cause les 35 heures, n’est ce pas elle qui prend en otage ses salariés ?

Quand le gouvernement parle de prise d’otage des enfants par les professeurs, n’est ce pas elle qui prend en otage les professeurs en essayant de les culpabiliser ? et donc en leur empêchant d’exercer ainsi leur droit de grèves ?

Le droit de grève est un droit lourdement conquis, et actuellement remis en cause. La politique du gouvernement étant de monte les gens les un contre les autres : employés du public contre ceux du privé, profs contre parents, étrangers « choisis » contre « sans-papiers ».

Pourquoi ? sans doute pour mieux mettre à l’abri les 1% les plus riches auxquels il a donné 15 milliard d’euro et qui sont responsables de la crise écologique et économique actuelle.

Ps : plus le temps passe, plus je me dit que la thèse de la lutte des classes n’est pas forcément erronée. Il me prendrait presque envie de voter Besancenot – si ce ne dernier n’était pas systématiquement resté dans une position de refus de prise du pouvoir afin de rester « pur ».

ps 2 : pour le problème des enfants à garder, je rappel que l’éducation nationale est d’abord éducation et pas garderie nationale. Ceci dit on pourrait concevoir un système où certains profs - dans le primaire du moins - resterait pour "garder" les enfants pendant que d’autre sont à la manif. Et en profiter pour leur faire découvrir tout ce que les programmes scolaires ne prévoient pas. Bien sûr, c’est là pour le moment une piste seulement.


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